Mission : France -> Bénin, Cotonou (FR)

COUNTRY

Benin

z

LANGUAGE

Francais

HEAD OF MISSION

Mireille Josselin

contact

Email
+33 (0)6 75 05 34 39

Objectifs

1- Transmission du shiatsu familial et des grandes notions de médecine chinoise. Travail dans les orphelinats, les centres de rééducations et des associations caritatives.

2- Apprentissage à des kinésithérapeutes, des infirmiers, des éducateurs, ainsi qu’à toutes personnes désireuses de se former.

3- Missions remplies par des apprenants et des praticiens confirmés en shiatsu.

 

4 ans de missions

Les missions au Bénin ont démarrées en 2016, à l’initiative de Sidonie Louhounme, étudiante à l’EST (Ecole de Shiatsu Thérapeutique crée par Bernard Bouheret). En raison d’une à deux missions par an, nous y sommes allés pour la dernière fois en 2019, et nous attendons de pouvoir y retourner avec impatience.

En 2016 et 2017, nous sommes intervenus principalement dans le centre Médico-social Sainte Elisabeth de la Trinité. Ce centre est tenu par les Sœurs (OCPSP situé à proximité de Cotonou). Nous avons commencé par donner des shiatsu dans ce centre  sur des patients suivi en kinésithérapie. Très vite, nos soins ont eu un grand succès et au bout de quelques jours, il y avait  une forte demande.  Un monsieur à  même fait 8OO km pour recevoir un soin. Agé de 88 ans, il ne pouvait plus marcher depuis plusieurs mois. Après un premier shiatsu, ce monsieur a recommencé à marcher. Les jours suivants, c’était des consultations à ne plus finir… Nous étions victime de notre succès !

 

Très vite les professionnels ont voulu apprendre le shiatsu. Au sein de ce Centre, nous rencontrons des Sœurs formées  à la Kinésithérapie, au Massage, à l’Orthophonie et à la fabrication d’appareillage orthopédique. 6 centres de ce type existent au Bénin. Nos élèves sont soit  Kinésithérapeute, soit orthophoniste et viennent parfois d’autres endroits. Ce sont des personnes qui ne sont pas a l’aise avec le fait d’être touchées, notre langage est nouveau mais nous sommes acceptés et accueillis merveilleusement, et le qi gong au rythme du tamtam finit par déverrouiller les résistances.

Au cours de 2016/2017 nous avons formés une dizaine de personnes dont 4 qui ont atteint un bon niveau. Nous aurions souhaité que celles-ci transmettent à leur tour mais en tant que religieuses, elles sont reparties pour des missions d’un autre ordre. En 2018, nous avons donc essayé de modifier la mission et de rassembler des personnes d’horizons différents. Nous avons été aidés par un béninois sur place qui a contribué à l’organisation. Puis en 2019, nous sommes intervenus à Ouidah, (ville de bord de mer d’où partaient les esclaves autrefois) dans une association pour personnes handicapées. Dans ce lieu, nous avons agrandi notre partenariat, avec lequel nous comptons continuer l’expérience. Ce lieu est également en lien avec une institution en Belgique.

A chacune de nos missions nous sommes aussi intervenus dans les orphelinats, œuvrant sur des enfants qui avaient de gros besoins. Nous sommes aussi allés dans des villages reculés, vers les plus démunis. Nous avons vécu des moments de grandes intensités, travaillant sur des nattes a même la terre et souvent dans la chaleur. C’étaient souvent des journées marathon, l’énergie de nos mains exploraient ces corps douloureux a travers le patchwork colorés des paréos .On a rencontré de grandes souffrances tant physiques que psychiques. En fait dans ce pays, la moindre fracture peut te rendre rapidement estropié par faute de soins trop onéreux ou parfois  inappropriés. Pour ceux qui peuvent s’acheter des médicaments, ce n’est guère mieux. Il y a beaucoup d’arnaques, de faux remèdes, et beaucoup de personnes s’empoisonnent au lieu de se soigner. Les douleurs sont nombreuses, anciennes, et avec de nombreuses complications.

Chacune de ces missions ont été des moments riches et formateurs pour les étudiants que nous étions. Une expérience hors des sentiers battus, face à des cas que nous n’aurions jamais rencontrés en occident. Beaucoup d’improvisations pour faire avec les moyens du bord mais toujours de la joie dans la rencontre.

Au fil des jours, c’était un programme entre soins, qi gong et baignades (indispensables mais gare a cette mer dangereuse), rythmées par des déplacements dans une circulation frénétique,  les rythmes africains,   et la musique de deux merveilleux musiciens qui nous ont accompagnés dans toutes ces missions. Quel bonheur de danser sur la musique des Landry+ après une journée de travail. C’était toute la mémoire de l’Afrique qui nous était racontée et qui venait ainsi à notre rencontre.

Ainsi se sont déroulées nos missions au Bénin. Un bain dans les couleurs et la chaleur de l’Afrique. Des séjours généralement de trois semaines de dialogue entre le cœur et les mains. Trois semaines pour approcher l’âme africaine avec ses fardeaux et sa force de vie toujours teinté d’un formidable élan. Il y a eu quelques miracles vecu dans les orphelinats qui viendront conforter le sens de ce voyage : des enfants qui retrouvent la joie, d’autres qui cesse de se mettre a l’écart, mais souvent aujourd’hui, je pense à Aristide : ce petit bonhomme qui nous arrive avec le regard vide et le corps raide secoué de convulsions… A notre départ, ce n’est plus le même : le corps a retrouvé de la souplesse, il tient assis et peut désormais saisir les objets avec la main…De plus Aristide nous regarde avec des yeux qui ne fuient plus et qui cherche la relation…Sa maman très aimante  a aussi retrouvé  de la sérénité.

Et puis, il y a Angèle dont les crises d’épilepsie se sont faites plus rares et qui a commencé a être davantage présente au monde extérieur… il y a eu Jeremy, qui nous a été présenté comme handicapé et qui s’est découvert être un beau bébé capable de communiquer et qui a retrouvé l’envie de se mettre debout… tant de beaux témoignages auprès des enfants et des adultes qui souvent retrouvaient la joie et le sourire après les soins. Nous avions parfois le sentiment d’être à la cour des miracles, plongés au cœur de la souffrance et pourtant berceau de tant d’amour… il y a eu tant de partage et de cœurs qui se parlent qu’en nous même un arbre a pris son essor dans une poussée verticale incontrôlable…la graine en est le shiatsu sincère que nous a transmis Bernard et les branches qui poussent du Pérou au Bénin portent des fruits plus précieux que de l’or…

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